Succès du master en éducation thérapeutique

Je suis heureuse, le master va ouvrir et les inscriptions continuent , chaque fois que je fais une conférence, Nantes mardi, Auvers sur Oise hier soir, Bordeaux ce soir, j’expose le projet du master directement aux équipes soignantes et les gens viennent me voir, me donnent des conseils, des noms d’intervenants, des noms de candidat(e)s. Je suis en train de commencer à penser les contenus, non pas en tant que tels, mais en tant qu’éléments qui vont venir se répondre les uns les autres . Un collègue va faire un cours sur les théories de la sympathie dans le soin à partir des théories et des approches du caring. J’ai relu le numéro spécial de la revue esprit consacré aux théories du soin . J’ai repris le texte sur l’éthique de la sollicitude, sur l’asymétrie des positions entre le patient et le soignant . Il y a un texte très intéressant dans ce dossier spécial consacré à Loczy et la pédagogie de E. Pikler sur la position des auxiliaires de puériculture qui expliquent au bébé chaque geste qu’elles vont faire pour l’aider à s’y préparer – ne pas faire du bébé un objet de soin- mais aussi pour  se préparer elles aussi au geste de soin .Parler le geste de soin qu’on va réaliser le modifie, le faire sans parler enferme les deux partenaires du soin dans cette relation asymétrique où l’un intervient sur l’autre qui plus est sur le corps de l’autre, ce qui n’est pas rien . Je suis fâchée chaque fois que j’entends la phrase  » je lui ai fait son éducation  » dans un hôpital, j’aimerais connaître l’origine de la construction de ce vocabulaire. Comment a-t-on pu arriver à parler comme cela ? J’ai eu une discussion intéressante avec un transplanteur – il s’est décrit – en ces termes à Amiens, il m’a expliqué les affects ambivalents que cela suscité, la puissance imaginaire dans laquelle ils se sentent mis par les attentes des patients et aussi dans laquelle ils se mettent eux-mêmes . Transplanter un rein , ne pas avoir accès forcément à l’équipe de préleveurs, être satisfait ou insatisfait en tant que transplanteur du greffon reçu , c’est une histoire lourde à porter pour l’équipe de transplantation surtout lorsqu’il n’y a pas de temps prévu pour cela . Comment ensuite pouvoir lire dans les études et les recherches que les patients arrêtent de prendre les immunosuppresseurs ayant pour fonction de maintenir le greffon en bonne santé ? Cette diapositive sur les ruptures d’observance thérapeutique chez les personnes ayant reçu un transplant ainsi que celles sur la non observance intentionnelle et intentionnelle chez les femmes prenant du Tamoxifen comme traitement prescrit à la suite d’un cancer du sein soulève des débats dans mes conférences .L’accompagnement thérapeutique devient une évidence mais comment mettre en place  cet accompagnement ouvre une autre série de questions que nous allons exposer dans les jours qui viennent car il y a confusion entre éducation et accompagnement thérapeutique.

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